Le ministre en charge de l’Environnement, Roger Baro a ouvert vendredi à Ouagadougou, la 3ème édition d’Africa Food Packaging (AFoodPack), un salon professionnel dédié à l’emballage agroalimentaire en Afrique et qui vise à construire un avenir durable et innovant pour l’industrie de ce secteur.
Organisée par ICE-T Investment, cette édition qui se déroule sur deux jours avec environ 600 participants, est placée sous le thème « Opportunités de formation professionnelle dans la filière de l’emballage agroalimentaire au Burkina Faso ».
Pour le ministre Baro, cette exposition revêt une importance capitale pour son département au vu de la situation actuelle sur la question du plastique, ajoutant qu’en termes de préservation de l’écosystème, il y a beaucoup d’attentes pour cette exposition.
Selon lui, AFoodPack est le bienvenu car il intervient à un moment où le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi visant à interdire les emballages en plastique.
« Ce forum est un lieu d’expression pour le changement
de comportement de tous les Burkinabè afin que nous puissions avoir des emballages à la hauteur du Burkina Faso. Il nous donne aussi l’occasion d’imaginer le type d’emballage que nous souhaitons pour nos produits », a ajouté le ministre Baro.
L’Agri-Food Packaging Show in Africa est un événement qui rassemble les acteurs locaux et internationaux autour de l’emballage agroalimentaire. L’événement vise à construire un avenir durable et innovant pour l’industrie de l’emballage en Afrique à travers quatre priorités.
Priorité 1 : Renforcer les capacités locales à travers la collaboration avec les universités, les écoles techniques et les centres de formation professionnelle pour développer des programmes académiques spécifiques à l’emballage agroalimentaire.
Priorité : 2 Innovation et technologie dédiée à l’investissement en recherche et développement pour promouvoir des matériaux d’emballage plus respectueux de l’environnement, plus efficaces et adaptés à nos marchés locaux.
Priorité 3 : Le développement dura
ble, en effet, l’emballage doit être vu comme une solution, mais pas comme un problème. Il faut adopter des pratiques d’économie circulaire, réduire les plastiques à usage unique et augmenter la recyclabilité des matériaux.
Priorité 4 : Partenariats stratégiques, cela impliquera de travailler en collaboration avec les gouvernements, le secteur privé, les institutions universitaires et les ONG pour créer un écosystème favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans l’emballage.
Source: Agence d’Information du Burkina